Hôtel de ville d’Annaba : histoire et architecture d’un monument emblématique

L’Hôtel de ville d’Annaba est l’un des monuments les plus emblématiques du patrimoine architectural de la ville. Véritable témoin de l’histoire urbaine de l’ancienne Bône, il reflète les profondes transformations qu’a connues la cité à la fin du XIXᵉ siècle.

Cet article propose de redécouvrir l’Hôtel de ville d’Annaba, l’un des édifices emblématiques du patrimoine architectural de la ville. Il revient sur son histoire, son architecture et les éléments qui font aujourd’hui toute sa valeur patrimoniale.

Situation de l’Hôtel de ville

L’Hôtel de ville d’Annaba est implanté à l’emplacement de l’ancienne enceinte de la médina. Celle-ci fut détruite par l’armée française durant la période coloniale, dans le cadre du réaménagement urbain de la ville. Cette destruction visait également à mieux contrôler la population locale en cas de rébellion. La disparition de ces fortifications a accompagné l’extension de Bône vers de nouveaux quartiers conçus selon les principes de l’urbanisme moderne de l’époque.

L’édifice marque aujourd’hui la transition entre deux ensembles urbains profondément différents : la médina historique et la ville nouvelle construite à partir du XIXᵉ siècle. Cette position stratégique lui confère une forte valeur symbolique puisqu’il constitue le lien entre deux périodes majeures de l’histoire d’Annaba.

Située au cœur de la ville, la mairie demeure facilement accessible. Elle conserve ainsi son rôle de principal siège administratif de la commune.

L’Hôtel de ville occupe également une place privilégiée sur la partie nord du Cours de la Révolution. Il côtoie plusieurs édifices majeurs du patrimoine annabi comme le Palais de justice, le Théâtre ainsi que la terrasse surélevée, aménagée à l’emplacement de l’ancienne cathédrale. Cathédrale aujourd’hui disparue après sa démolition, dans les années qui ont suivi l’indépendance.

Cet ensemble architectural contribue à faire de ce secteur l’un des espaces les plus représentatifs de l’histoire administrative et culturelle d’Annaba.

Contexte de sa construction

Les années 1870 marquent une période de profondes transformations pour Bône. L’arrivée du chemin de fer, la construction de la gare ainsi que le développement économique de la ville renforcent progressivement son rôle à l’échelle de l’Est algérien.

La ville s’étend désormais bien au-delà de son enceinte historique. Cette croissance rapide entraîne de nouveaux besoins administratifs. Elle conduit les autorités municipales à envisager la construction d’un véritable Hôtel de ville, capable d’incarner le développement de la cité et de centraliser les services municipaux.

Les travaux d’aménagement du nouveau centre urbain accompagnent alors cette ambition. Ils donnent ainsi naissance à l’un des bâtiments publics les plus prestigieux de la ville.

Architecture

Le style architectural de l’Hôtel de ville

L’Hôtel de ville d’Annaba appartient au courant de l’architecture éclectique, particulièrement en vogue entre 1830 et 1914.

À la suite de la Révolution française, la formation des architectes évolue profondément. Enseignée notamment à l’École des Beaux-Arts, l’architecture s’émancipe progressivement des modèles imposés sous l’Ancien Régime. Les architectes disposent alors d’une plus grande liberté de création.

L’éclectisme consiste à réinterpréter plusieurs styles hérités de l’Antiquité, de la Renaissance, du classicisme ou encore du baroque afin de composer un édifice harmonieux et original. Chaque bâtiment devient ainsi une œuvre unique, mêlant différentes influences sans reproduire fidèlement un modèle existant.

À titre de comparaison, l’Hôtel de ville de Tours, réalisé entre 1896 et 1904 par l’architecte Victor Laloux, présente également plusieurs caractéristiques propres à l’architecture éclectique de la fin du XIXᵉ siècle. Plus encore, sa conception s’inscrit dans une certaine continuité avec l’Hôtel de ville de Bône, dont l’architecture avait marqué les esprits quelques années auparavant. L’édifice tourangeau reprend notamment certains principes de composition monumentale et d’organisation des façades qui rappellent l’Hôtel de ville d’Annaba.

Cette influence témoigne de la qualité architecturale du bâtiment annabi. Celle-ci s’inscrivait en effet pleinement dans les recherches esthétiques de son époque et pouvait servir de référence au-delà du contexte local.

Les architectes concepteurs

💡 LE SAVIEZ-VOUS ?

Denis Marius Toudoire est également l’architecte de la célèbre gare de Lyon à Paris, inaugurée à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900.

L’Hôtel de ville d’Annaba est l’œuvre de l’architecte français Denis Marius Toudoire (1852-1922). Ce dernier est connu pour plusieurs réalisations majeures de la fin du XIXᵉ siècle. On lui doit par exemple la gare de Lyon à Paris, construite pour l’Exposition universelle de 1900.

Afin de doter Bône d’un édifice à la hauteur de son développement, la municipalité lance un concours d’architecture. Le projet présenté par Toudoire est retenu. Il répond en effet à la volonté de créer un bâtiment prestigieux, capable de symboliser le rôle grandissant de la ville.

Les travaux

Les travaux débutent en 1884 et s’achèvent quatre ans plus tard, en 1888. Ils sont dirigés sur place par l’architecte Gonssolin, souvent considéré comme le « père de l’architecture de Bône ». Le coût total de la construction s’élève alors à 1 200 000 francs, une somme particulièrement importante pour l’époque.

Plus de quarante ans après son inauguration, la municipalité souhaite enrichir les décors intérieurs de l’édifice. En 1931, les architectes associés Naz et Butigieg sont chargés de concevoir un nouvel aménagement décoratif destiné à donner davantage de cohérence artistique aux espaces de réception.

Comme l’indique la revue Les Chantiers nord-africains publiée en juillet 1931, leur objectif est de réaliser « l’accord indispensable de toutes les parties du monument pour en faire une œuvre cohérente et achevée ».

Les trois grandes salles de réception reçoivent alors une décoration particulièrement soignée. Les lignes architecturales sont mises en valeur par des couleurs vives et un décor abondant, afin de souligner le caractère cérémoniel des lieux.

La salle des mariages bénéficie d’un traitement encore plus raffiné, avec une richesse ornementale supérieure aux autres espaces de réception.

L’importance accordée à la lumière

La lumière constitue également un élément essentiel de cette rénovation. Les vitraux diffusent une lumière colorée qui participe pleinement à l’atmosphère intérieure du bâtiment. Les architectes cherchent ainsi à créer un décor lumineux inspiré de l’esprit de la Renaissance, caractérisé par la richesse des couleurs et la mise en valeur des volumes.

Soucieux d’intégrer les équipements modernes avec discrétion, ils prévoient également un système d’éclairage indirect dissimulé dans les plafonds à caissons. L’objectif : éviter de rompre l’harmonie décorative des salles.

L’exécution des travaux est confiée aux Établissements Doré, installés au Havre, réputés pour leurs réalisations dans le domaine de la décoration intérieure. L’entreprise avait notamment participé à l’aménagement de plusieurs bâtiments prestigieux de Bône, parmi lesquels la bijouterie Raymond et les Galeries de France.

Structure et détails architecturaux

L’édifice

L’Hôtel de ville occupe une superficie d’environ 1 140 m². Il est composé d’un corps de bâtiment rectangulaire de deux niveaux, organisé autour de quatre façades. Cette composition simple met en valeur la symétrie générale de l’édifice, caractéristique de l’architecture monumentale de la fin du XIXᵉ siècle.

Depuis son inauguration en 1888, le bâtiment n’a connu aucune extension, ce qui lui permet de conserver son aspect d’origine.

La principale transformation concerne malheureusement sa toiture. Le 20 juin 1962, un incendie provoqué par l’Organisation de l’Armée secrète (OAS) la détruit totalement, quelques semaines à peine avant l’indépendance de l’Algérie. Cette disparition modifie profondément la silhouette du monument, qui perd alors l’un de ses éléments architecturaux les plus remarquables.

Malgré l’importance de cette perte patrimoniale, aucune reconstruction n’a été envisagée depuis.

Les façades

La façade principale s’ouvre sur le Cours de la Révolution et constitue la composition la plus richement décorée de l’édifice.

La façade Est, en face de la vieille ville, est la seule à ne pas être décorée. Cette absence d’ornementation témoigne de la négligence accordée à la vieille ville par les colons français.

L’organisation générale des façades repose sur une composition rigoureusement symétrique, particulièrement visible sur la façade principale.

Au rez-de-chaussée, une colonnade rythme l’ensemble de l’édifice. L’étage supérieur est quant à lui composé d’une succession de baies encadrées par des pilastres ou intégrées dans des niches décoratives. Cette alternance crée un jeu subtil de volumes et de reliefs.

La façade principale est organisée en trois parties : deux ailes latérales identiques et une partie centrale qui se distingue par ses colonnes jumelées, mettant ainsi en valeur l’entrée principale. Les baies situées de part et d’autre de la façade sont plus larges que celles du centre et sont encadrées par des niches.

Les façades nord et sud présentent une organisation différente de celle de la façade principale. Leur partie inférieure est composée de deux arcs cintrés, dont l’un correspond à une ouverture vers la colonnade. À l’étage supérieur, les baies ne sont pas encadrées par des niches.

L’alternance entre colonnes, arcs, pilastres, niches et ouvertures apporte une grande richesse visuelle à l’édifice et évite toute monotonie architecturale.

Les baies

Toutes les baies des façades extérieures de l’Hôtel de ville sont de style architectural Louis XVI. Elles sont de forme rectangulaire et ornées de balustrades, de corniches ainsi que de clés de voûte. L’ensemble est traité avec une grande sobriété.

Les baies situées dans la partie centrale de la façade principale sont encadrées par des pilastres. Ces derniers rappellent l’influence de l’architecture Renaissance. Les autres baies, situées de part et d’autre de la façade, sont intégrées dans des niches décoratives.

Ces niches, largement utilisées dans l’architecture antique puis reprises dans les périodes suivantes, avaient pour fonction d’accueillir des statues en pied. Elles permettent également de créer un jeu d’ombre et de lumière qui enrichit la perception de la façade.

Cependant, aucune statue n’a finalement été installée dans ces emplacements. Cette absence pourrait s’expliquer par des contraintes budgétaires au moment de la réalisation du projet, privant ainsi l’édifice d’un élément décoratif qui aurait renforcé davantage son caractère monumental.

Les colonnes et les pilastres

Les colonnes de l’Hôtel de ville, avec leurs chapiteaux d’ordre ionique inspirés de l’architecture grecque antique, se distinguent par leurs fûts monolithiques aux lignes épurées. Leur couleur bleu-gris, différente du reste du bâtiment, provient du matériau utilisé : un marbre local extrait de la carrière de Filfila, à Philippeville (actuelle Skikda), exploitée depuis l’époque romaine.

Les soubassements des colonnes sont quant à eux réalisés en granit provenant de la carrière du Cap de Garde, à Annaba.

Au-delà de leur fonction architecturale, les colonnes jouent également un rôle esthétique majeur. Elles participent à l’ornementation du bâtiment, assurent une fonction de soutien et contribuent à l’unification visuelle de l’Hôtel de ville avec les autres édifices qui l’entourent.

Les pilastres, disposés par paires, complètent cette composition. Leurs chapiteaux, adossés aux murs, appartiennent à l’ordre corinthien, un style largement utilisé dans l’architecture grecque et romaine antiques.

Cette association entre les ordres ionique et corinthien illustre parfaitement l’influence des modèles classiques dans l’architecture éclectique de l’Hôtel de ville.

Le toit

Avant sa disparition

Le toit constituait l’un des éléments architecturaux les plus remarquables de l’Hôtel de ville. Il lui conférait une forte distinction par rapport aux autres bâtiments de la ville d’Annaba et contribuait largement à la qualité paysagère de l’ensemble du square.

Il était composé d’une toiture à la Mansart, caractérisée par l’alternance de terrassons et de brisis. L’ensemble était entièrement recouvert d’ardoises naturelles rectangulaires.

La toiture était également richement ornée. Elle comportait plusieurs éléments décoratifs, notamment des lucarnes à frontons triangulaires inspirées de l’architecture romaine, deux cheminées ainsi qu’un campanile terminé par une coupole également couverte d’ardoise.

À l’intérieur de cette coupole était suspendue une cloche qui avait une fonction importante dans la vie quotidienne de la ville. Elle servait de repère sonore pour rythmer le temps urbain et pouvait également appeler au rassemblement lors d’événements particuliers, notamment à l’occasion de discours officiels prononcés par des personnalités importantes comme le maire.

L’ensemble de ces éléments a disparu lors de l’incendie qui a détruit la toiture. Comme le rapportait le journal La Dépêche de l’Est du jeudi 21 juin 1962 :

« Les deux cheminées semblent deux bras tendus vers le ciel. Les cigognes et les pigeons évoluent sans fin à la recherche de leurs nids. »

Ce qu’il en reste

Depuis cet événement, la toiture n’a jamais été reconstruite. Cette disparition représente une perte majeure pour le monument lui-même mais également pour le paysage urbain du square qui l’entoure.

Aujourd’hui, seul subsiste l’ensemble composé de l’horloge et de son décor architectural. Celle-ci est entourée d’une bordure en relief mise en valeur par quatre fleurs de lys. Au-dessus de l’horloge se trouve un fronton triangulaire également en relief, de style Renaissance. Il abrite les armoiries de la ville.

L’horloge ne possédait toutefois pas uniquement une fonction décorative. Depuis le XIVᵉ siècle, dans de nombreuses villes européennes, les horloges publiques symbolisent la modernisation urbaine et l’organisation de la vie collective.

Les cariatides

Deux cariatides encadrent l’horloge de l’Hôtel de ville. Elles sont sculptées avec une grande précision, notamment dans le traitement des courbes, des drapés et des différents attributs qu’elles portent.

La cariatide située à gauche, tenant une épée, représente le pouvoir de la France. Celle située à droite, portant un panier, symbolise les richesses de l’Algérie.

Réalisées par M. Brunet, statuaire à Paris, ces sculptures comptent parmi les œuvres ornementales les plus remarquables du patrimoine urbain d’Annaba.

L’horloge et les cariatides formaient avec la toiture un ensemble architectural cohérent. Malgré leur qualité artistique, leur mise en valeur demeure aujourd’hui diminuée par la disparition du toit qui constituait l’élément supérieur et l’aboutissement visuel du monument.

La menuiserie

L’Hôtel de ville a été conçu dans les moindres détails. En témoignent notamment ses portes en ferronnerie de grande qualité, encore conservées aujourd’hui.

Même les éléments de quincaillerie ont fait l’objet d’une attention particulière afin d’assurer leur durabilité. Les archives de la mairie témoignent de la consultation de maisons renommées dans ce domaine, telles que Bricard et Sterlin.

Conclusion

Un édifice emblématique du patrimoine annabi

Malgré l’existence de plusieurs mairies dans la ville d’Annaba, dont certaines occupent aujourd’hui des fonctions administratives importantes, l’Hôtel de ville demeure, dans la mémoire des Bônois et des Annabis, le principal symbole administratif et institutionnel de la région.

Son histoire, son architecture et sa place dans le paysage urbain en font un édifice exceptionnel qui mérite une attention particulière en matière de conservation, d’entretien et de restauration.

Les hôtels de ville constituent des édifices particuliers dans l’histoire de l’architecture. Contrairement à certains bâtiments religieux ou militaires qui disposent de modèles anciens ayant traversé les siècles, les mairies modernes apparaissent progressivement à partir de la Renaissance et se développent surtout aux XIXᵉ et XXᵉ siècles.

Chaque hôtel de ville construit durant cette période possède ainsi une identité propre, adaptée au contexte historique, urbain et culturel de la ville à laquelle il appartient. Ils ne sont généralement pas la reproduction d’un modèle unique. Ils témoignent au contraire de la volonté de créer des bâtiments représentatifs du pouvoir municipal.

L’Hôtel de ville d’Annaba constitue donc un édifice singulier qui doit être protégé : pour sa valeur architecturale, historique et patrimoniale.

Les enjeux de sa préservation

Située dans la région la plus pluvieuse d’Algérie, la ville d’Annaba est particulièrement exposée aux problèmes liés à l’humidité. Cette situation climatique peut représenter un risque important pour la conservation du bâtiment.

Les autorités locales concentrent actuellement leurs efforts sur l’entretien régulier de l’étanchéité de l’édifice afin de limiter les dégradations. Cependant, pour assurer une meilleure gestion du monument sur le long terme, une reconstruction des combles pourrait être envisagée. Même si cette opération représente un investissement important au moment des travaux, elle pourrait constituer une solution plus durable pour la protection du bâtiment.

Par ailleurs, les colonnes de l’Hôtel de ville, constituant l’un des éléments architecturaux les plus remarquables de l’édifice, sont régulièrement utilisées comme supports d’affichage. C’est le cas notamment lors des périodes électorales. Ces installations nuisent à la perception esthétique du monument et devraient être interdites afin de préserver son intégrité visuelle.

Une procédure de classement au patrimoine algérien est actuellement en cours afin d’assurer la reconnaissance de la valeur architecturale et historique de cet édifice.

Avec la précieuse contribution de Hanène LAOUAR,
Urbaniste de l’université des sciences et technologies de Lille, France

Bibliographie

Livres
Comprendre l’éclectisme, Jean-Pierre Epron, 1997, Ed.Norma
Comprendre l’architecture, Carole Davidson Cragoe, 2016, Ed. Larousse
– Revue Les Chantiers nord-africains, édition  juillet 1931.

Articles
Alignement et extension : des plans pour Bône : Éléments sur l’application de l’urbanisme à la française en Algérie : 1855 et 1932-1933, de Nadia Bensaâd Redjel et Belkacem Labi dans les Cahiers de géographie du Québec
Eléments sur la continuité entre plans d’urbanisme colonial (Bône milieu XIXe–Début XXe siècles), Nadia Bensaad & Belkacem Labi, UBMA.

Journaux
La Dépêche de l’Est, jeudi 21 juin 1962
L’Afrique du Nord illustrée, 21 juin 1913

Sites internet
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=COTE&VALUE_1=LH%2F2616%2F3
http://archivesetmanuscrits.bnf.fr/
http://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/1938

Questions fréquentes sur l’Hôtel de ville

Quand a été construit l’Hôtel de ville d’Annaba ?

L’Hôtel de ville d’Annaba a été construit entre 1884 et 1888, à une période où la ville connaissait un important développement urbain sous le nom de Bône.

Qui est l’architecte de l’Hôtel de ville d’Annaba ?

L’édifice a été conçu par l’architecte français Denis Marius Toudoire, également connu pour avoir réalisé la gare de Lyon à Paris. Les travaux ont été dirigés à Bône par l’architecte Gonssolin.

Quel est le style architectural de l’Hôtel de ville d’Annaba ?

L’Hôtel de ville est construit dans un style éclectique, très en vogue à la fin du XIXᵉ siècle. Il associe harmonieusement plusieurs influences architecturales, notamment antiques, Renaissance et classiques, pour créer un édifice unique.

Pourquoi la toiture de l’Hôtel de ville a-t-elle disparu ?

La toiture a été détruite lors de l’incendie du 20 juin 1962, provoqué par l’Organisation de l’Armée secrète (OAS), quelques semaines avant l’indépendance de l’Algérie. Elle n’a jamais été reconstruite.

Quels matériaux ont été utilisés pour la construction ?

Les colonnes sont réalisées en marbre de Filfila, près de l’actuelle Skikda, tandis que leurs soubassements sont en granit du Cap de Garde, à Annaba.

Où se situe l’Hôtel de ville d’Annaba ?

L’Hôtel de ville est situé sur le Cours de la Révolution, à l’emplacement de l’ancienne enceinte de la médina. Il marque la transition entre la vieille ville et les quartiers aménagés durant la période coloniale.

L’Hôtel de ville d’Annaba est-il classé monument historique ?

À ce jour, l’Hôtel de ville d’Annaba n’est pas classé monument historique, mais une procédure de classement au patrimoine algérien est actuellement en cours afin d’assurer la reconnaissance de la valeur architecturale et historique de cet édifice.

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12 réflexions sur “Hôtel de ville d’Annaba : histoire et architecture d’un monument emblématique”

  1. Il est souhaitable de refaire la toiture une equipe de technicien peut se deplacer a Tour ou il y a une replique

    1. Bonjour Nehal,
      Merci beaucoup pour la recommandation mais des gros travaux de la sorte doivent être pris en charge par des organismes decideurs ou investisseurs ou autres. Notre groupe n’a pas les moyens de refaire la toiture.

    1. Bonjou Abdelhamid,
      On fait ce qu’on peut avec les moyens qu’on dispose. C’est pourquoi on apprécie des questions précises sur le sujet.
      Merci beaucoup d’avoir pris le temps de commenter.

  2. CAMILLERI DIDIER

    je suis née à BONE mon père était médecin à bone son cabinet rue négrier et il était chef de service à l hopital de BONE quant on est parti de BONE ON A REMARQUé QUE DANS LA NUIT VOUS AVIEZ abattu la cathédrale de BONEun vrai scandale elle ne vous avez rien fait cette cathédrale.et en FRANCE ON VOUS CONSTRUIT DES MOSQUEES je regrette tout les bienfaits que mon père a fait quand il exercé à BONE.

    1. Bonjour Madame,
      Il ne faut jamais regretter de faire du bien.
      La destruction de la cathédrale était un choix politique. Qui peut s’interposer à choix politique ? Vous ? Moi? Non on est juste des simples citoyens. Veuillez, s’il vous plaît, cesser de généraliser car la France a fait bien pire ( l’exemple des juifs pendant la deuxième guerre mondiale. Je pense que le passé appartient au passé.
      Nous sommes en 2019, on doit passer à autre chose.
      Avec tout mon respect pour vous et votre père.

  3. Bonjour,

    Merci d’avoir pris le temps de commenter cet article. Si vous avez des interrogations à propos du sujet, laissez un commentaire et je vous réponds.

    Au plaisir !

  4. Bonjour Nehal,
    Merci beaucoup pour la recommandation mais des gros travaux de la sorte doivent être pris en charge par des organismes decideurs ou investisseurs ou autres. Notre groupe n’a pas les moyens de refaire la toiture.

  5. Bonjour, Natif de Bône, j’ai beaucoup apprécié votre article, avec description détaillée de la belle Mairie de Bône /Annaba, j’habitais à côté de la Mairie et m’y suis marié. Je pense que le classement et la réfection du toit de cet édifice doivent être une priorité pour Annaba. Vous devriez chercher à la Chambre de commerce si il n’y a pas encore les plans. Si non il faudrait constituer une association pour la réfection des édifices du passé, (si elle n’existe déjà) qui pourrait rechercher une participation du mécénat algérien. Ainsi elle pourrait se déplacer à Tour où la Mairie est semblable à celle d’Annaba. Nous les natifs, et pour moi à la quatrième génération, vous sentons toujours Algérien malgré la non reconnaissance de l’administration actuelle. Une page certes est tournée mais elle n’effacera jamais l’amour du pays de naissance, de ses habitants et de sa ville. Bien cordialement Georges BAILLY

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